Le blog des écologistes de Saint-Gilles

Hallucinantes ! C’est sans doute ce qui résume le mieux les réponses reçues de l’échevin de l’Enseignement, Alain Hutchinson (PS), que j’interpellais au dernier conseil communal, sur le cahier des charges des cantines scolaires à Saint-Gilles. Avec le groupe Ecolo-Groen, je demandais d’introduire des critères plus durables que les critères actuels dans ce cahier de charge : augmentation de la part d’aliments bio (15 % actuellement), mais aussi locaux et de saison, interdiction des OGM, pesticides, additifs, diminution du grammage de viande et l’introduction d’un jour par semaine végétarien (veggie day).

Et là, l’Echevin s’est lancé dans un pathétique mini spectacle… Et de nous amener deux caisses de fruits et légumes, l’une bio et peu remplie à 25 euros et une caisse de légumes et fruits non bio à 17 euros et débordante (photo). Oubliant au passage, mais c’est sans doute un détail pour lui, de notifier sur les panneaux qu’il avait placé sur les caisses le contenu des produits en pesticides et autres résidus chimiques, eau ajoutée, etc.

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Eh bien non, monsieur l’échevin, augmenter la part de bio, de local et de saison dans l’alimentation des cantines n’augmente pas les prix des repas scolaires ! Manifestement, vous êtes très mal renseigné sur ce qui se fait à l’extérieur et vous faites fi des nombreux exemples de communes et administrations qui ont modifié leur cahier des charges en ce sens, comme Forest ou Ixelles. Et si elles ne sont pas toutes nécessairement passées au 100 % bio, elles ont grandement amélioré les critères en ce sens, sans augmenter les prix pour les parents. A Saint-Gilles, on en reste donc à un très modeste 15 % de produits bio dans les cantines. Et l’argument de l’augmentation du coût est faux et non avenu, car rien qu’en diminuant la quantité de viande quotidienne et en instaurant un jour végétarien par semaine, les économies sont substantielles et on équilibre les coûts, tout en améliorant la santé.

Mais M. Hutchinson, manifestement peu conscient du ridicule de sa démonstration, ne s’est pas arrêté en si bon chemin, et a poursuivi en nous expliquant qu’acheter bio et local, c’était mettre à mal l’agriculture africaine parce qu’ils ne pouvaient plus exporter leur production chez nous (sic) ! Et de conclure la démonstration, avec un argument, qui nous a tous laissé sans voix, en nous demandant si, à la place de se soucier de l’alimentation bio dans les cantines scolaires, on se souciait des enfants d’Alep ?… (resic) Bref, chers parents saint-gillois, avec une argumentation aussi ringarde qu’idiote, vous n’êtes pas prêts d’obtenir de vraies cantines durables dans les écoles communales saint-gilloises et la voie royale reste ouverte pour les multinationales de l’alimentation jusque dans les assiettes de vos enfants.

Pierre Paulus, la seule école communale d’enseignement technique et professionnel de Saint-Gilles, fermera ses portes définitivement ce 31 août 2017, entraînant avec elle son centre de formation en alternance (Cefa). Une école qui a eu du mal ces dernières années à retrouver le cap et s’est longtemps cherché une boussole1, plus de 6 directions depuis 2002. C’est peu dire que cette école n’a pas été dans les priorités politiques de la commune pendant plus de 20 ans, sous toute l’ère Picqué. Aujourd’hui donc, elle vit ses derniers mois. Seule une partie de ses sections seront reprises par la Cocof sur le campus du Ceria. De son côté, Saint-Gilles sera remplacé comme pouvoir organisateur par la Cocof dés ce 1er janvier.

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© Commeunlundi asbl

Un PO démissionnaire

Une fermeture, car il s’agit bien d’une fermeture de l’aveu même de l’échevin2, ça n’est pas simple à gérer et l’atterrisage est très loin d’être bouclé. Actuellement, les enseignants se battent avec leur syndicat à leur côté pour préserver leurs statuts, leurs priorités, ça négocie. Tout le monde ne s’y retrouvera pas, c’est certain, mais ils ont les moyens et la capacité de mobiliser et de mettre la pression pour obtenir un maximum de garanties. Quant aux élèves de Pierre Paulus, ceux-là précisément pour lesquels cette école a été créée, leur sort n’a l’air d’émouvoir personne sinon les travailleurs sociaux qui les accompagnent et quelques professeurs…

Ces élèves ne bénéficient pas de la défense d’un syndicat comme leurs profs, il n’y a pas d’association de parents à Pierre Paulus. Les parents des élèves de Pierre Paulus, vous ne les trouverez pas devant le bureau de l’échevin à exiger qu’on défende leurs mômes, parce que la plupart, ne disposent pas des informations ou des ressources pour le faire. Ils font confiance, comme beaucoup de parents des milieux précarisés, a priori, à l’école. Ce ne sont pas, pour la majorité d’entre eux, des électeurs saint-gillois. L’échevin de l’enseignement l’a répété à suffisance, seuls 15 % des élèves de Pierre Paulus sont saint-gillois, autant dire qu’ils ne pèsent pas lourds…

Le PMS de la Cocof, qui reprendra au 1er janvier l’accompagnement de ces élèves, ne bénéficiera pas d’heures supplémentaires alors qu’il sature déjà et qu’il va falloir être à côtés des élèves pour retrouver une nouvelle école pour ceux dont la section ferme ou qui ne pourront se rendre sur le campus du Ceria à Anderlecht.

Vous avez dit cynisme ?

Cynisme, c’est sans doute le mot qui résume le mieux la manière avec laquelle sont traités les élèves de Pierre Paulus.

Cynisme d’abord, quand le PO demande à l’école que les élèves qui vont devoir s’inscrire ailleurs le soient prioritairement dans des écoles du réseau officiel. Une exigence pour le moins étrange lorsqu’on sait toutes les difficultés que ces élèves, déjà exclus de toute part, auront à se réinscrire dans une nouvelle école, point n’était besoin de rajouter une conditionnalité.

Cynisme ensuite quand l’école organise l’exclusion scolaire en renforçant sa politique de comptabilité des demi-jours d’absence. En novembre, une quarantaine d’élèves ont déjà atteint leur quota et deviennent de facto des élèves libres. Un chiffre qui auparavant n’était jamais atteint avant Pâques. Ce seront des élèves en moins à recaser… et des élèves pour ceux qui sont majeurs, et ils sont nombreux, qui perdent aussi leurs allocations familiales.

Cynisme enfin quand au conseil communal, l’échevin nous garantit que tout sera fait pour accompagner les élèves et que les parents seront correctement informés. Certes, une lettre invitant à une réunion d’information est bien partie, mais elle a été envoyée le jour même de la réunion. Inutile de dire qu’aucun parent n’est venu.

IMG_1181Ces élèves, pour la plupart primo-arrivants ou issus de milieu précaire, ayant déjà un parcours scolaire plus que chaotique, n’avaient pas besoin de ça. On aggrave, quand on n’organise pas, leur décrochage scolaire. Ils n’étaient sans doute pas dans la meilleure école qu’on puisse imaginer, certaines sections étaient de véritables voies de garage, mais en attendant la grande révolution dans l’enseignement, n’est-il pas temps d’avoir un minimum de respect pour les élèves dont on ferme l’école ?

Ce 24 novembre, la majorité saint-gilloise présentera son projet de nouvelle école secondaire à pédagogie active lors du conseil communal. L’école ouvrira en septembre 2017 à la place de Pierre Paulus. On connaît désormais son nom : le lycée intégral Roger Lallemand. Un chouette projet, vraiment, que nous soutenons, un bel hommage à l’homme. Mais au vu de l’abandon des élèves de Pierre Paulus, il est assez piquant pour la majorité socialiste de prendre pour référence un homme qui citait souvent cette phrase qui résume bien son action politique : « La politique ne se réduit pas à la gestion de la société. Elle est une morale de la responsabilité et de la solidarité, une éthique de la générosité. » A méditer…

2 Interview d’Alain Hutchinson, échevin de l’Enseignement à Saint-Gilles, réalisée par les élèves de l’école Pierre Paulus,  : https://soundcloud.com/commeunlundiasbl

Charles Picqué a décidé. On range le zizi de la Barrière. Enfin, on délie les cordons de la bourse (communale), on envoie les petits soldats (communaux) et on efface la gentille bébête.

Mais quelle mouche a piqué Charles, pour prendre une décision aussi ringarde ? Le souci d’affirmer sa propre rigidité ?

Parce qu’enfin, nous sommes à Bruxelles, un des berceaux du surréalisme. Nous vendons même çà à l’étranger pour donner une image positive de la ville et faire (re)venir les touristes. Bruxelles, dont l’emblème est par ailleurs un petit bonhomme qui exhibe son zizi.

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Et puis, d’autres artistes ont déjà bravé les interdits pour garnir des murs aveugles de Saint-Gilles (deux fresques monumentales de Bonom dans le quartier de la Porte de Hal, déjà) et d’autres communes. Et, heureusement, on leur fout la paix. Enfin, pour l’instant.

On entend dans les médias ceux qui veulent un règlement. Parce qu’il faut réglementer. Décider ce qui est interdit et puis aussi ce qui est tout à fait encore plus interdit. Ceux-là, ils radotent dans les articles des médias en ligne, à côté d’images diffusées des milliers de fois de ce zizi, qu’ils estiment pourtant devoir être extrait du regard. Ils pensent qu’un nouveau règlement dissuaderait à l’avenir des street artistes, dont la transgression fait partie intégrante des œuvres, de dessiner tel ou tel objet dans l’espace public… Un crédo plus qu’autre chose. Et puis réglementer sur quoi, vu la myriade de règlements qui existent déjà concernant l’urbanisme et l’espace public ?

Les œuvres monumentales « illégales » sur murs aveugles font partie du patrimoine culturel de Saint-Gilles et de Bruxelles, même si elles sont par essence plus ou moins éphémères. Elles sont, quelque part, complémentaires à des démarches bien plus cadrées et consensuelles, mais néanmoins intéressantes, comme les parcours de fresques avec personnages de BD. Elles illustrent la vitalité culturelle de la ville, sa capacité à s’interroger et sortir des sentiers battus. Elles font que Bruxelles est Bruxelles, avec certes son chocolat, mais aussi sa capacité à l’auto-dérision, sa zwanze, ses artistes précurseurs, ultra-créatifs et parfois gentiment olé-olé. En plus, en l’occurrence, si l’oeuvre peut certes choquer certains, elle ne comporte aucune forme d’agressivité, ni même d’opposition (si ce n’est à la pudibonderie) ; son message est ambigu, questionnant… et donc intéressant.

Avant de monter aux barricades et palissades pour effacer au plus vite le zizi, que la commune investisse d’abord pour améliorer la propreté des rues, déplorable, ou encore résorber les légendaires retards de son service urbanisme. Ca sera rendre un meilleur service aux Saint-Gilloises et Saint-Gillois.

Saint-Gilles se veut « amie des artistes ». Elle a lancé le premier Parcours d’artistes et regorge d’ateliers et associations à vocation créative. Cela fait partie de son identité et son attractivité. Saint-Gilles, sans les artistes, ne serait pas Saint-Gilles. Raison de plus pour, à la vue de ce zizi malicieux, ne pas jouer les vierges effarouchées.

De manière très exceptionnelle, le Conseil communal a été convoqué en juillet cette année. Nous nous demandions ce qui justifiait cette urgence. Et bien, c’était le foot. Non pas la gestion de l’Euro qui touchait à sa fin, mais une décision d’investir pour mettre aux normes le stade Marien, où joue l’Union Saint-Gilloise. Le passage en division 1B nous ravit, avec tous les supporters du club ! Mais il nécessite une mise aux normes du stade, à 3 millions d’euros. Ce qui fait quand même 1500 euros par supporter régulier allant au stade ou encore 60 euros par Saint-Gillois (240 euros pour un ménage de 4 personnes…). Jamais – jamais – la commune de Saint-Gilles n’a investi un tel montant dans une infrastructure ou même un espace public (que ce soit crèche, école, infra sportive ou place publique), sans subventionnement, sur ses propres deniers.

Nous avons interrogé Charles Picqué sur les pistes de financement régional, le fait que le Stade n’appartenait pas à la Commune mais à la Donation royale ou encore les conditions financières auxquelles le club allait jouir du stade une fois rénové. A tout cela… aucune réponse ! On achète un chat dans un sac… à 3 millions d’euros.

Alors, oui, l’Union fait partie du patrimoine de notre commune et de notre Région. Oui, il est normal que le club soit soutenu par la commune. Mais pas à n’importe quel prix. La Commune et le club doivent trouver des solutions alternatives, d’autres investisseurs. L’amour peut rendre aveugle, mais pas au détriment des capacités d’investissement de la commune pour tous les Saint-Gillois. Car, malgré quelques efforts sur ces dernières années, pour ce qui est de la qualité de beaucoup d’espaces publics et de rues, comme pour le nombre de places dans les crèches et les écoles… Saint-Gilles est, là, resté en division 3…

 

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La Commune a attribué le marché pour les repas dans 4 crèches saint-gilloises pour un an sur la base d’un appel d’offres sans aucun critère qualitatif.

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Il n’y a ni obligation, ni même aucune pondération positive prévue pour la nourriture bio, les produits locaux… Le seul critère de choix est le prix !

C’est d’autant plus dommage que, pour les repas scolaires, des efforts ont été faits (insuffisants mais néanmoins) et que, pour les crèches, les parents n’ont pas le choix : leurs bambins n’ont pas accès à une autre nourriture que celle fournie par la crèche.

De nombreuses crèches bruxelloises sont pourtant passées à du labellisé bio sans augmentation des prix. Tandis qu’à Saint-Gilles, les parents soucieux d’une nourriture saisonnière, garantie sans pesticides et OGM en sont pour leurs frais. Le Collège s’est engagé à revoir le cahier des charges… dans un an ! En attendant, le marché « sans critère qualitatif » a été attribué.

Personne n’était jamais étonné de croiser Geneviève. Que ce soit dans les rues de Saint-Gilles, à pied. Ou à un meeting, une assemblée, une coordination, une manif, une action originale, une mobilisation,… Même plus un « tiens, Geneviève est active sur ce combat-ci aussi »… Car, de fait, Geneviève imprimait une marque à la fois discrète et déterminée dans tellement de lieux… Discrète parce qu’elle ne tirait jamais la couverture à elle et n’était pas préoccupée par des questions d’ego ou de pouvoir; ça semblait lui être tout à fait étranger. Déterminée parce qu’elle était toujours attentive à ce que les valeurs et sujets qui lui tiennent à coeur soient réellement pris en compte; ce qu’elle faisait toujours de manière argumentée et respectueuse. La promotion de l’égalité, le respect de toutes et tous, les droits des femmes, l’attention à avoir aux aînés, l’environnement, l’emploi… Et tellement d’autres… Nombre de gens ont pu compter sur son aide et ce, toujours dans la plus grande discrétion.

Geneviève, c’était aussi et surtout pour nous, une militante indéfectible de la locale Ecolo de Saint-Gilles où elle a milité durant de nombreuses années. Toujours partante avec l’enthousiasme qu’on lui connaît pour une distribution, un groupe de travail, c’était sans conteste une de nos militantes les plus fidèles. Elle laissera un grand vide. Le Bureau de la locale et les mandataires écologistes éprouvent aujourd’hui une grande tristesse à l’annonce de son décès. Geneviève manquera, c’est sûr. Nous transmettons nos très sincères condoléances à sa famille et ses proches.

Ecolo Saint-Gilles

Geneviève Petit

Le 18 janvier dernier, les parents des élèves fréquentant les écoles communales saint-gilloises ont reçu un courrier pressant provenant du service Enseignement de la commune, les obligeant à remplir, pour la base de données SIEL (SIgnalétique Elèves) de la Fédération Wallonie-Bruxelles, une fiche de renseignements relative notamment à des données personnelles (outre le nom des parents et de l’élève, le N° de registre national, le pays de naissance, le niveau d’études et la profession des parents). Questionnaire non-anonyme à remettre dûment complété et dans l’urgence le 21 janvier, soit trois jours plus tard.

Ecole-maternelle

En plus du délai de réaction extrêmement court laissé aux parents, ce courrier indique que, si l’une des données est manquante, l’ensemble du dossier d’inscription de l’élève risque d’être refusé, entraînant également une perte de subventionnement pour l’école concernée. En gros, la commune met la pression sur les parents : s’ils ne remplissent pas le formulaire, il y aura de l’argent en moins pour l’école de leur enfant !
Ce courrier ne fournit par ailleurs que peu, voire pas d’explications quant à la raison et l’intérêt de fournir ces données et sur la confidentialité du traitement des données à caractère personnel. Le formulaire distribué porte à ce sujet atteinte à plusieurs principes de protection des données personnelles (1) et notamment :

  • toute collecte des données doit indiquer quel est le but du traitement qui sera fait des données : rien n’est indiqué sur la lettre ou le formulaire;
  • le responsable du traitement des données (ici la Fédération Wallonie-Bruxelles) et la manière de la contacter doit être indiqué sur le formulaire de collecte : ce n’est pas non plus le cas;
  • les données collectées doivent rester pertinentes et ne pas être excessives par rapport au but du traitement : en l’absence d’indication sur le but du traitement, c’est difficile de juger…;
  • il faut également informer les parents que chacun dispose d’un droit de rectification si les données sont inexactes.

Il apparaît de plus qu’il n’est pas nécessaire d’encoder la profession des parents dans le logiciel SIEL, mais seulement le niveau de diplôme de ceux-ci, dés lors la question sur la profession relayée dans le formulaire est non avenue. Ceci a été confirmé par la réponse de la ministre Milquet elle-même à une question parlementaire de Barbara Trachte sur le sujet (2) en commission au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ce 2 février 2016.

Courrier service enseignement Siel 1Courrier Service enseignement Siel 2

 

 

 

 

 

 

 

Par ailleurs, à la lecture de la circulaire de l’administration générale de l’Enseignement du 14 décembre 2015 sur la collecte de ces données (3), il apparaît qu’il n’est pas fait état d’une menace de refus d’inscription ou de perte de subventions. Or, la commune brandit dans son courrier la menace suivante : « L’ensemble des données reprises dans la fiche en annexe doivent être complétées. Si une donnée est manquante, l’ensemble du dossier de l’élève est refusé (ndlr : en souligné dans le texte) et son inscription n’est dés lors pas validée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, entraînant une perte d’encadrement et donc un coût pour la qualité de l’enseignement dispensé à vos enfants ». Une menace gratuite qui effraie les parents et qui sème la confusion entre l’inscription des enfants dans l’école et l’encodage dans la base de données SIEL. Et surtout la circulaire indique que le formulaire est à rentrer pour le… 30 septembre 2016 et pas pour fin janvier comme le réclame la commune laissant peu de temps aux parents pour remplir le formulaire et s’enquérir de son usage !!

Lors du conseil communal de ce 25 février, le groupe Ecolo-Groen interrogera donc l’échevin de l’enseignement sur plusieurs questions : pourquoi a-t-il imparti des délais aussi courts alors que la circulaire mentionne bien de rentrer les formulaires pour le 30 septembre, pourquoi avoir demandé de renseigner des données qui n’étaient pas exigées (cf. profession), pourquoi menacer les parents de non inscription de leurs enfants alors que le logiciel SIEL n’est par ailleurs pas un logiciel d’inscription et enfin pourquoi la commune ne s’est-elle pas conformée à la législation sur la transmission de données à caractère privé ?

(1) La Loi « vie privée » de 1992 vise à protéger le citoyen contre toute utilisation abusive de ses données à caractère personnel. Elle définit non seulement les droits et devoirs de la personne dont les données sont traitées mais aussi ceux du responsable d’un tel traitement dont l’obligation de mentionner l’usage des données recueillies et le droit, pour le citoyen, de refuser de communiquer certaines données en connaissance de cause.

(2) http://archive.pfwb.be/10000000202e02e (à partir de la page 36)

(3) Les circulaires :

http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/41507_000.pdf

http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/41521_000.pdf

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