L’Aegidium, la belle secrète

Insoupçonné par beaucoup d’habitants de notre commune, l’Aegidium se cache derrière le numéro 18 du parvis de Saint-Gilles.

L’Aegidium (d’abord « Egidium », puis « Le Diamant Palace ») fût érigé en 1905, selon les plans de l’architecte Guillaume Segers, face à la Maison du peuple. Il est considéré comme un bâtiment Art nouveau malgré la présence de nombreux éléments néoclassiques, beaux-arts, Louis XV, art déco et modernistes.

Après un long vestibule, le hall s’ouvre sur une multitude de petites salles. En se dirigeant plus loin sur la droite, on trouve un monumental escalier de marbre rose à rampe en fer forgé, se scindant en deux volées. Les murs ornés de miroirs renvoient la lumière provenant de la verrière de forme ovale qui se trouve au-dessus du foyer situé au premier étage.

L’escalier dessert, à droite, l’ancienne salle des fêtes dite « mauresque » et, à gauche, l’ancienne salle de conférence.
La salle des fêtes présente un plan quasiment rectangulaire. Elle se termine par une scène de faible profondeur et est dotée à mi-hauteur d’une galerie en U. Sa riche décoration puise avec fantaisie dans le répertoire mauresque.
La salle de conférence, de plan polygonal, présente une décoration sculptée de style Louis XV, comportant des interventions de style tout à fait autre, tel que des appliques lumineuses art déco, des paons et des guirlandes de fleurs art nouveau. De vastes miroirs alternent avec des baies closes de volets intérieurs à petits-bois insérant, eux-aussi, des miroirs. Le sol est composé d’une mosaïque à géométrie florale du début du siècle.

De 1918 à 1929, l’Aegidium servira de salle de fête et de dancing. Il était un haut lieu des nuits bruxelloises.
En 1929, l’asbl « Les Œuvres Paroissiales de Saint-Gilles » devient propriétaire du bâtiment et, à partir des années 1970, elle l’utilisera comme salle de rangement ou d’accueil des œuvres de la paroisse.

Le bâtiment est complètement délabré et serait bientôt restauré. Trois options émergent, pour l’instant, bien qu’aucune modalité pratique ne soit enclenchée. Les uns voudraient muer le site en Maison d’artistes, à l’égal de ce qui se pratique en France. Les autres brancheraient le rez sur l’horeca, laissant l’événementiel à l’étage. Une troisième option, celle de Metzger & Associés Architecture redorerait le prestigieux blason de l’édifice, à l’instar de ce que ce bureau fit de la bibliothèque Solvay ou de la maison Autrique.
(Sources : Mathieu Colleyn, « Un rêve éveillé pour l’Aegidium de Saint-Gilles », LaLibre.be, 19/06/2006, « Ensemble comprenant l’Aegidium – Parvis de Saint-Gilles 16, 18, 20 », Inventaire du patrimoine architectural de la Région de Bruxelles-Capitale, Guy Bernard, « Quel avenir pour l’Aegidium ? », DHLnet.be, 30/03/2011)

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